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Historique

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Le roi David jouant du psaltérion
Fresque peinte à la fin du 11ème siècle
Crypte de l’église de Tavant 
(Indre-et-Loire - FRANCE)
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 Le Roi David jouant du psaltérion

Enluminure extraite

de l’Horus deliciarum (1175)

Le mot "psaltérion", du latin "psalterium" et du grec "psallo", qui signifie "pincer une corde", apparaît dans la bible au chapitre des psaumes. Il est dit que le roi David chantait en s’accompagnant de cet instrument.

 

Ci-dessus : L’enluminure extraite de l’ "Hortus deliciarum" * alsacien, 4ème planche, première encyclopédie éditée par une abbesse du Mont Saint-Odile en 1175, représente le Roi David et nomme clairement son instrument "psalterium di-decacordum" (Le décacorde de Boèce).  On constate que les cordes sont tendues sur la table d'harmonie ne comportant pas d'ouïes. La clé d'accord est tenue  dans la main droite (Présence de chevilles et possibilité d’accordage des cordes, sans doute pour adapter en temps réel l'instrument aux voix accompagnées) et le plectre dans la main gauche.

* L' "Hortus Deliciarum" est un manuscrit réalisé entre 1159 et 1175 par Herrade de Landsberg et ses moniales au couvent de Hohenbourg situé dans la montagne vosgienne, au  Mont Sainte-Odile (Bas-Rhin - FRANCE). C'est la première encyclopédie connue ayant été réalisée par une femme.​

 

Dès le 11ème siècle, on retrouve au Nord-Ouest et  Nord-Est de la FRANCE des petits psaltérions triangulaires aux cordes tendues sur table pleine.

Au début du 12ème siècle, ils sont pourvus  de clés permettant d'accorder l'instrument tout en jouant. Ce principe sera également utilisé avec les psaltérions des "Cantigas de Santa Maria".

 

Le manuscrit des "Cantigas de Santa María" est un des plus importants recueils de chansons monophoniques de la littérature médiévale en occident, rédigé pendant le règne du roi de Castille Alphonse X (1221-1284).

Le psaltérion à archet est un instrument de musique appartenant à la famille des cithares comportant 25 cordes métalliques disposées sur une caisse de résonance plate en forme de triangle isocèle.

 

C’est une variante du psaltérion à cordes pincées avec les doigts, souvent utilisé au Moyen-âge et à la Renaissance, et que l’on retrouve au 11ème siècle en Italie, puis au 12ème siècle dans l’ensemble des pays celtes.

 

Il faut attendre les années 1920, pour rencontrer les cithares sans touches à archet "Violin-zithers" en ALLEMAGNE et les "ukelins" aux U.S.A.

Après la Seconde Guerre mondiale, Walter Mittman, instituteur en Westphalie (ALLEMAGNE), popularise le psaltérion à archet. L'instrument de musique développé dans les années 1930, par Edgar Stahmer (1911-1996), éducateur de musique allemand, est recommandé pour l'enseignement de la musique dans les écoles allemandes. 
 
Le psaltérion à archet (Streichpsalter en allemand) a été breveté par Clemens Neuber en 1925. Il serait d'origine allemande, ce qui n'a rien d'étonnant quand on connait le "violin zither".
Le psaltérion à archet apparaît en FRANCE, vers 1970. Bien que cet instrument soit quelquefois utilisé par certains groupes folk et médiévaux,  il n'a été inventé qu'au début du 20ème siècle et il n'a rien de celtique ou de médiéval.

Louis Georgel (1919-2005), principalement facteur d’épinettes et de psaltérions à archet, à Gérardmer (Vosges - FRANCE), apporte une modification sur la conception de l’instrument en supprimant les chevilles latérales de la table d’harmonie, par une découpe ondulée des côtés, permettant un jeu plus fluide de l'archet et une attache plus facile des cordes.

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Psaltérion à archet pourvu de 33 cordes

fabriqué par Louis Georgel (1975)

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Découpe ondulée des côtés 

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Archet 

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Violin zither Klingenthal (1920)
 Mise à jour : Mars 2020 
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